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Que dire à son enfant qui parle souvent de la mort….

Que dire à son enfant qui parle souvent de la mort Parler de la mort pour un enfant peut témoigner de différents états d’âme et d’une intelligence aiguisée:
  • allant de la simple curiosité face à une situation à laquelle il sent bien que la toute puissance des adultes s’arrête,
  • à une véritable fascination entretenue par les médias et jeux virtuels et logos courants de notre monde moderne.
Néanmoins quand un enfant parle de mourir ou de l’envie de mourir, je pense qu’on peut l’aider à mieux cerner ce qui se passe en utilisant un vocabulaire approprié:
Bien souvent c’est aussi que l’enfant ne se sent plus compter où exister très ponctuellement, à cause d’un évènement externe parfois anodin, mais qui réveille un malaise interne. Lui montrer alors (lui rappeler) qu’il a une place dans la famille, qu’il n’est pas rien, qu’on a entendu ce qu’il a dit, et que cela nous rend triste c’est bien…
Mais si nécessaire on peut aller plus loin et lui demander si ce qu’il ressent, ce n’est pas du désespoir (au lieu de la détresse décrite plus haut). Parce-que dans le désespoir il y a le mot espoir, et qu’à partir de là on peut construire des choses, et même plutôt lui apprendre à construire des choses ensemble, qui vont remettre de l’espoir et de la confiance, là où l’espace d’une tranche de temps (quelques minutes ou d’avantage de temps) les émotions et le cerveau ont produit les « hormones » du désespoir! Lui dire aussi qu’il y a des professionnels à qui on peut s’adresser quand on ressent trop de détresse ou de désespoir, que cela peut arriver à d’autres que lui, cela peut l’aider à se sentir moins seul en cas de besoin.
De cette façon on lui donne des outils pour plus tard, quand il y aura d’avantage d’hormones en jeu, et de frustrations. Ces mots peuvent aider à prendre conscience que parfois des toutes petites choses peuvent aider à passer du désespoir à l’espoir. Comme des petites clés qu’on a toujours la possibilité d’utiliser à tout moment de notre vie, si on se donne la peine de les chercher.
Je pense qu’il faut essayer cependant de ne pas banaliser le désespoir, pour que ce mot garde toute sa fonction et sa force d’expression, que l’on doit en parler avec gravité afin qu’il puisse continuer à tout moment à se substituer au concept de mort… pour qu’il n’ait pas à être mis en acte.
Catherine DELAUNE PARASSOURAMIN
Psychologue clinicienne - Psychothérapeuthe DE

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